Des arbres anciens ont disparu du paysage.
Là où j’ai grandi,
ils formaient une présence silencieuse.
Aujourd’hui, l’espace est transformé.
Il ne reste ni leurs troncs
ni leur ombre.
Mais quelque chose persiste.
Les racines, invisibles,
continuent sous la surface.
Une trace souterraine.
Une respiration lente.
L’arbre n’est plus visible,
mais son ancrage demeure.


















