Retour part d’un geste simple: envelopper.

Un tissu est posé, plié, porté par le sol.

Il contient une trace, une présence.

Quelque chose qui reste,

même lorsque le corps n’est plus là.

Sur le tissu, j’ai brodé des racines.

Elles ne décrivent pas un arbre précis,

mais un mouvement vers le bas,

un lien avec la terre.

Le tissu devient surface et passage.

Il touche le sol,

il absorbe,

il relie.

Retour ne parle pas seulement de disparition,

mais de transformation.

D’un état qui change sans s’interrompre.

Ce qui semble terminé

continue autrement.

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