Dans des moments de fragilité,

je me suis tournée vers l’eau.

Son bruit,

son mouvement,

sa répétition.

L’eau ne reste jamais fixe.

Elle traverse,

elle transforme,

elle laisse une trace.

J’ai prélevé de l’eau de la rivière

et peint une surface longue de huit mètres.

Le geste suivait le flux,

sans chercher à le contrôler.

Peu à peu, la peinture est devenue action.

Un mouvement du corps en relation avec l’eau.

Il ne s’agissait pas de représenter la rivière,

mais d’entrer dans son rythme.

Work